l´éternelle chanson pré électorale en mode infantilisation avec une presse aux ordres à droite toute et trois partis d´extrême droite aujourd´hui en France sans compter les partis dfe droite classique qui conduisent le pays sur une pente dangereuse car très brune et malsaine, bref le mot d´ordre est: résistons....
«Ce que tu n’as pas dit t’appartient, ce que tu as dit appartient à tes ennemis»
Proverbe arabe
«Les deux France, au-delà du périphérique, le témoin» est un récit polémique - mon ouvrage accessible à la vente chez lulu.com voire amazon etc,- etc mais avant tout, il est un témoignage de l’intérieur avec toute sa subjectivité banlieusarde sans compromission aucune. Il décrit une réalité sociale qui avant tout constate ni plus ni moins.
Il retrace donc autant les pérégrinations intérieures et extérieures du banlieusard que ses réflexions sur le monde tel qu’il le reçoit avec son bagage intellectuel, son empathie son être imperturbable face aux aléas de la vie à l’instar de phénomènes étrangement banals tel le manège des politiques à l'aube d'élections tant régionales que présidentielles lesquelles ne changeront, hélas, pas grand-chose pour les sans voix du 93.
Pablo est un donc un acteur social quadragénaire divorcé père de deux enfants, salarié et pourtant pauvre mais qu’importe ce postulat économique social...
Il convie ses contemporains à pénétrer la banalité de son quotidien entre indifférence, intolérance, ignorance et cynisme. L’intelligentsia parisienne se moque totalement de cette dite France d’en bas dont elle ne connaît que ce que la presse de boulevard raconte. Quoi qu’il en soit, il décrit la vie d'individus vivotant entre frustration et précarité refaisant le monde au café du coin entre le dernier match du PSG avec une Kro dans la main droite et un joint au bec. En second lieu, il évoque l'économie souterraine créatrice d'emplois dans une cité où le taux de chômage des jeunes explose mais, cela est la norme non l'exception. Les mamans, les plus pauvres des pauvres, sans oublier les sans papiers, se ravitaillent au resto du cœur au bas de l’immeuble B. Leurs rejetons quant à eux sont relégués dans des filières de garages dont personne ne veut entendre parler en haut lieu. Au final, ils sortent de l’école sans diplôme, sans avenir, pire souvent même illettrés. Résultat, ils tiennent les murs de la cité en écoutant du rap sur leur portable. Karim Kassel, figure emblématique des années 1980 chantait le blues de la banlieue:" Oh Banlieue, ne nous laisse pas tomber on a le droit d'exister nous aussi(...)" Trente ans plus tard, le constat est amer car rien n’a bougé réellement pas même en haut lieu dont nous savons les intentions politiques. D’aucuns diraient que le 93 est maudit. Ce n'est certainement pas la faute de médias racoleurs friands de spectaculaire avec leurs pseudo reportages, pour ne pas dire simplement truqués bidonnés qu’une droite populiste réactionnaire s’empresse de stigmatiser à outrance en période électorale. En effet, le politique arriviste vient serrer des paluches laissant croire au quidam par ses promesses foireuses «t’inquiète mon petit gars, on s'en occupe».
Pour conclure, disons simplement qu’il est urgent de déconstruire quatre décennies désolantes de médiocrité politique culturelle sociale mais aussi économique en matière de politique de la ville. C'est une mission laborieuse car il s'agit ni plus ni moins de se remettre en question voire un besoin d’inventaire afin de remédier aux erreurs passées enfin, plus généralement il s’agit d'apprendre à se connaître soi même et trouver sa place dans la société.
Tant que l’homme confond symptôme et contenu la maxime républicaine «liberté égalité fraternité» restera vide de sens.
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